À propos de Maxence Lemercier

En bref

Je m’appelle Maxence Lemercier, j’ai 24 ans et je vis à Tokyo au Japon, où je travaille en tant que Directeur de Data Science dans une agence de marketing digital nommée Manzanita.

  • Diplôme d’ingénieur de l’Ecole Centrale de Lyon, option Marketing
  • Diplômé du lycée international Institut Le Rosey à 14 ans
  • Entrée à Stanislas, en Classes Préparatoires Scientifiques, à 15 ans
  • Parle Français, Anglais, Japonais

 

Un parcours un peu différent

On m’interroge souvent sur le fait que je sois Directeur dans une entreprise, qui plus est au Japon, si jeune. Très vite, on me demande à quel âge j’ai terminé le lycée.

15 ans… enfin, pas tout à fait. 14 ans et demi.

Pour ceux qui ont eu, comme moi, un parcours scolaire un peu extraordinaire, vous pouvez visualiser en ce moment les yeux ébahis de mon interlocuteur. Les questions s’enchainent alors rapidement pour tâcher de comprendre comment cela est possible.

Cela fait maintenant 8 ans que j’ai obtenu mon diplôme du Baccalauréat ; pourtant, la première réaction des gens à mon sujet reste basée essentiellement sur cela :

Maxence a eu son Bac à 14 ans, c’est un génie.

Pour moi, en venir à sauter 3 classes a résulté d’un simple concours de circonstances.

 

“Tu sais, Maxence, un refus n’est pas un échec”

J’étais alors en classe de 6ème et j’avais déjà un an d’avance. La question se posa, à la fin d’une année scolaire très réussie, de passer en classe de 4ème dès la rentrée suivante. Lors de cette discussion avec le directeur de l’école de l’époque, celui-ci démarra la conversation en disant : “un refus n’est pas un échec”.

J’avais alors déjà réalisé, malgré mon jeune âge, le dénouement de la discussion qui s’en suivit. L’école refusa de me voir sauter une deuxième classe dans leur établissement.

Aujourd’hui encore j’ai la conviction que cet individu avait tord, mais ce fut peut-être à l’époque pour les mauvaises raisons. C’était un échec pour le jeune garçon que j’étais, qui avait jusqu’à présent tout réussi et qui devait alors encaisser un coup porté à son égo. Mais c’est d’autant plus un échec de ne pas laisser quelqu’un aller aussi loin que ses capacités et son ambition le permettent.

“Qu’à cela ne tienne, trouvons une autre école qui l’acceptera !”

 

“2 classes d’un coup ?!”

C’est donc dans un collège différent qu’il était convenu que je passe en classe de 4ème.

Quelques jours avant cette rentrée, le directeur de cette école me demande d’un ton de voix tout à fait naturel si je souhaite tenter de suivre le cours de la classe de 3ème, et non pas 4ème, “pour voir, quelques semaines seulement”. Comme à mon habitude, je voulais prouver que je pouvais le faire et je répondis donc positivement.

Je me suis rendu compte de l’impact d’une telle décision seulement quelques temps plus tard, car c’est ainsi que je suis passé de bon élève de CM1 au plus jeune candidat au Brevet de mon département en l’espace de 2 ans.

 

Les personnes qui m’ont soutenu

Il y aura toujours des gens pour vous dire ce que vous ne pouvez pas faire, et très peu qui vous aideront à concrétiser ce que vous voulez faire. C’est avec ces derniers qu’il faut conserver des liens.

Dans la vie, tout a un effet boomerang. Ta jeunesse ne te l’a pas encore démontré, mais tu verras comme au fil du temps cela a du sens.

L’un d’entre eux m’a dit cela récemment, alors que je le remerciais pour son soutien durant ma scolarité. Il m’expliquait ainsi qu’il avait lui-même bénéficié d’une aide précieuse au même âge que le mien et qu’il avait souhaité, d’une certaine façon, rendre l’appareil.

Si j’ai eu mon Baccalauréat avant l’âge de 15 ans et que j’ai pu ensuite créer un projet professionnel au Japon, c’est en grande partie grâce au soutien de certaines personnes. Régulièrement, vous allez rencontrer des gens qui vont vous aider, sans nécessairement demander quoi que ce soit en retour. Certains vont vous orienter, tandis que d’autres vont aller jusqu’à jouer un rôle de mentor. C’est grâce à eux que vous allez pouvoir vous construire. Après quoi, vous allez sans doute à votre tour vouloir contribuer.

 

Pourquoi les Maths et le Marketing

Je me lance donc dans ce blog, afin d’expliquer une manière plus scientifique d’appréhender le marketing, et non d’un point de vue purement créatif.

Je rencontre souvent des directeurs marketing de grandes entreprises, qui réduisent le marketing à négocier des contrats de publicité à la télévision, de bannières sur les arrêts de bus, etc. Certes, tout cela est essentiel à la promotion d’une marque (et encore). Mais le monde du Marketing est désormais beaucoup plus vaste, notamment depuis Internet. En intégrant les sciences dans ce domaine de plus en plus complexe, la marge d’erreur avec laquelle travaillent les créatifs serait alors grandement réduite.

Mon métier correspond à déduire des données scientifiques la meilleure façon de promouvoir un produit ou un service. En détails, cela correspond à calculer, mesurer, tester et trouver des modèles mathématiques que l’on peut appliquer à telle ou telle offre pour optimiser sa promotion.

C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de m’intéresser aux applications des Maths dans le Marketing : au lieu de tenter notre chance avec une opinion subjective quant au choix de telle ou telle bannière publicitaire, nous serions bien plus efficace en regardant dans une boule de cristal et estimer le résultat futur.

Vous vous êtes probablement demandés depuis vos premières années d’école si les Maths vous serviraient un jour. C’est ce que nous tâcherons de voir à travers ces articles.